Impasse des Castors

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vendredi 23 mai 2014

Playdoyer pour cette petite croix St Jacques

Tout d'abord, j'aimerais que ce post n'évoque le moins du monde un problème confessionnel mais plutôt l'entretien d'un petit élément de patrimoine qui ornait l'entée de la route de Chailly.

Il se trouve que cette petite croix St Jacques installée sur son rocher en grès de Fontainebleau à l'entrée nord de Dammarie a été de tous temps une attraction pour les enfants.

Quand un enfant accompagne sa maman ou sa grand-maman pour faire les courses, l'escalade du rocher fait parti intégrante du parcours.

Après deux ou trois tours, en général, l'enfant accepte de redescendre...

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Cette petite croix âgée de plus d'un siècle commence à sérieusement décliner : la flèche en forme de coeur est manquante coté est.

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Le poteau commence à être sérieusement érodé.

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La croix St Jacques au début du XXème siècle.

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On peut penser qu'elle a été installée à l’époque de la construction du pavillon de la Croix St Jacques sur la route de Fontainebleau.

Ce pavillon de la Croix St Jacques a été édifié en 1887 pour accueillir les enfants des hospices de Paris. Celui-ci est actuellement en cours de restauration.

Peut-être serait-ce le moment pour la municipalité de trouver un ferronnier talentueux afin que ce petit élément de patrimoine retrouve sa jeunesse.

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L'avenue de Fontainebleau était alors bordée d'une double rangée de platanes. Seule la rangée extérieure a été conservée.

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Dans les années 70, la bâtisse a été détruite pour faire place à une station service BP, elle même remplacée par une station Shell

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Difficile d'apercevoir la petite croix derrière cette armée de panneaux !

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Les panneaux de direction auraient gagnés à être positionnés en lieu et place du grand panneau d'information de la mairie.

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mardi 8 avril 2014

L'arrivée du chemin de fer à Melun

Sources historiques : Histoire du chemin de fer de Seine et Marne de René-Charles Plancke - Editions Amatteis

La liaison férroviaire Paris-Lyon est prévue par la loi du 11 juin 1842. Plusieurs tracés sont envisagés, l'un passant plus au Nord à proximité de Meaux et traversant la Champagne, et deux autres longeant la vallée de la Seine.

Le premier partait de l'embarcadère du jardin des plantes (l'actuelle gare d’Austerlitz) et longeant la rive gauche de la Seine en passant par Corbeil avant de rejoindre Melun . Le second devait partir d'une gare à créer à proximité de la Bastille et du faubourg St Antoine : la future gare de Lyon.

Dés le départ, la municipalité de Melun s'investit pour ce troisième tracé comme l'indique la délibération du conseil municipal du 30 octobre 1842.

Ce dernier itinéraire ayant été choisi, le maire présente le projet des ingénieurs le 23 juin 1845. Nouvelle polémique, certains trouvent le tracé trop éloigné de la ville. Le maire explique que c'est le passage par le Mée qui justifie ce tracé au sud de Melun.

Mr Mancey, conseiller municipal et rapporteur de la commission défend le projet en évoquant la création d'une large avenue qui permettra à la ville de s'agrandir vers le sud. Cette avenue, avec larges trottoirs, qui reliera le quartier St Ambroise au futur embarcadère du chemin de fer, deviendra l'avenue Thiers. Elle fera le bonheur des piétons se rendant du centre ville à la gare.

En 1846, alors qu'on débattait au conseil municipal des passages sous la voie ferrée, ce même Mr Mancey, particulièrement visionnaire, s’inquiéta de l'unique passage prévu par les ingénieurs par la route de Fontainebleau. Il souhaita la conservation des passages pour les rues de Dammarie et Ponthierry.

Aux ingénieurs qui parlaient de coût exagéré, il répliqua : "Qu'est-ce qu'un arceau de plus dans le gigantesque mur de fortification qui va ceindre les abords de Melun, depuis la rivière jusqu'à la route et qui interdira toute communication entre cette partie de notre territoire et celui de Belle Ombre, de Farcy et de Dammarie."

Il ne fut malheureusement pas entendu.

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Ci dessous le premier pont du chemin de fer vers 1880

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Avec l'arrivée du tronçon Corbeil- Montereau passant par Melun, il fallut envisager de doubler le pont surplombant la Nationale 5 bis.

La vile de Melun insista pour mettre l'ancien pont en harmonie avec le nouveau en supprimant les piliers disgracieux et nuisibles à la circulation. La compagnie accepta.

Le surcoût de 56 000 F fut financé par les Travaux publics (25000 F), le conseil général (5000 F), le Tramway du Sud Seine et Marne (10000 F), la brasserie Grüber (11000 F) et la ville de Melun (5000 F)

Ci dessous, le nouveau pont du chemin de fer et le tramway de Barbizon bifurquant vers Dammarie.

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Le pont du chemin de fer vu depuis l'avenue Thiers

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Dans les années 70, alors que l'automobile était reine, la construction de la Pénétrante fut décidée. Une rocade qui pénètre dans la ville...

L'élargissement de l'avenue Thiers était inévitable.

De 4 voies, elle passa à 6, avec création de places de parkings, au détriment des piétons qui virent les larges allées encadrées d'une double rangée d'arbres se réduire à un trottoir étriqué.

Le trottoir ayant disparu sous le pont du chemin de fer, il fallut creuser ce tunnel glauque qui relie l'Ermitage à l'avenue Thiers.

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Espèrons qu'avec l'arrivée du T-Zen, le bus en site propre qui reliera Sénart à Melun, on retrouvera une avenue Thiers agréable, à l'image de ce qui a été fait sur les boulevards extérieurs à Paris.

Une jolie avenue à 2 X 2 voies, sans places de parking qui perturbent le trafic sur les voies de droite, et de larges trottoirs qui conduiront les piétons vers le quartier St Amboise, l'Ile St Étienne et le centre ville...

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samedi 20 avril 2013

Quand le terrain des Castors était une propriété Grüber

Le 25 juillet 1952, la Société des Castors de Dammarie Les Lys faisaient l'acquisition du terrain auprès des héritiers Grüber.

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La première grande brasserie fut crée par Cyriaque Walter dans le quartier St Liesne à Melun. Frédéric Barthel, son gendre, reprit l'entreprise et créa de grandes caves sises dans le quartier du Petit Dammarie afin de profiter de la ligne de chemin de fer PLM.

Après la guerre de 1870, David Grüber, qui a déjà créé une brasserie à Koenigshoffen en Alsace devenue allemande, s'associa à la brasserie pour s'implanter en France. Après sa mort en 1880, son épouse Sophie Grüber, avec l'aide des directeurs Stephan et Boehm, fait fructifier l'entreprise et décide de construire une grande brasserie à l'emplacement des caves du Petit Dammarie à l'image de celle de Koenigshoffen. L'usine fut opérationnelle vers 1890-95.

Source : Melun à la belle époque (René Charles Plancke), Melun pas à pas ( Jacqueline et Henry Clayette)

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Sur le fronton de l'usine était écrit : Grüber et Cie, brasserie française

La brasserie Grüber fit construire 65 wagons-glacières afin que la bière soit transportée dans les meilleurs conditions.

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L'entrée principale de la brasserie Grüber

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L'embranchement ferré , avec le pont tournant pour les wagons. Un pont qui surplombait l'actuelle rue Jean jaurès permettait aux wagons d'accéder à l'usine.

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On voit sur cette vue aérienne de la brasserie, le chantier des Castors en construction

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Une vue aérienne de 1982

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dimanche 9 décembre 2012

Un petit hommage à Jacqueline Bonjean, dammarienne historique, qui nous a quitté il y a peu...

La maison Bonjean de l'avenue du Lys

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